La crise mondiale des réfugiés et la crise de l’Union européenne
par ROUSSET Pierre
Jamais, depuis la Seconde Guerre mondiale, les déplacements forcés de population n’avaient connu une telle ampleur et n’avaient été aussi meurtriers – aussi aléatoires et dangereux, imposant à tant d’enfants, de femmes et d’hommes des conditions d’existence aussi inhumaines, des souffrances aussi intolérables. Une véritable tragédie qui met à nu la vérité du nouvel ordre international instauré par la mondialisation capitaliste, comme en témoignent la multiplicité et l’universalité croissante des flux migratoires.
L’attention se porte aujourd’hui sur les réfugiés de guerre en provenance du Moyen-Orient ; mais il y a bien d’autres conflits militaires, en Afrique notamment, avec leurs cortèges de populations déplacées. Il y a peu, c’était des victimes climatiques dont la presse parlait, frappées par millions en Asie. Quant auxdites « migrations économiques » contemporaines, elles sont aussi « forcées » (donc politique) par le déchirement du tissu social sous les coups de boutoir du néolibéralisme et la violence de régimes soutenus par les puissances occidentales.


CLIMATE: DISASTER IS ON ITS WAY!
Socialist Resistance enthusiastically welcomes the election of Jeremy Corbyn as leader of the Labour Party. Such a result seemed inconceivable after the Tory victory on May 7 and represents a political earthquake in British politics with the potential to regenerate and reshape the left [2]
The Independent Expert on the effects of foreign debt and human rights, Juan Pablo Bohoslavsky, welcomed today the new resolution adopted by the United Nations General Assembly on the “Basic Principles on Sovereign Debt Restructuring Processes.”
Turkey is increasingly drifting into a civil war. Politics of violence have escalated after the general elections of June 7 led by the AKP provisional government. Today, the peace and negotiation process between PKK and the Turkish state has come to a halt and war has started again.
Ce qui est le plus effrayant dans l’actuelle situation grecque est que l’ensemble des dirigeants de la gauche grecque donnent l’impression de ne pas réaliser ni l’étendue ni la profondeur de la catastrophe déjà accomplie par la capitulation du gouvernement Tsipras devant les créditeurs du pays. En effet, la campagne électorale se poursuit avec ses invectives et ses croches pieds en suivant les traditions bien établies, sans que personne ne fasse référence à cette catastrophe, et surtout a ses conséquences à moyen et à plus long terme. Et plus grave, sans que personne ne fasse la moindre référence aux taches concrètes et urgentes que cette catastrophe impose à la gauche grecque et ses militants.
Teresa Rodríguez (née à Rota, province de Cadix, en 1981) a été cinq mois à la tête du groupe parlementaire de Podemos en Andalousie ainsi que deux mois supplémentaires en tant que secrétaire régionale du parti. Auparavant, elle a été eurodéputée et l’une de personnes à la tête de l’orientation alternative à celle présentée par Pablo Iglesias lors de l’Assemblée constituante de Vistalegre [octobre 2014]. Au cours de cette période, elle a consolidé son leadership en Andalousie, surtout lors des négociations en vue de l’investiture de Susana Díaz [membre du PSOE, dirigeante du gouvernement autonome d’Andalousie].
DÉCRYPTAGE. L’économiste « hétérodoxe » préconise une alliance des partis anti-euro, regroupant le Front de gauche et le Front national.
Jeremy Corbyn’s momentum in the Labour Party leadership election shows British politics is moving leftward.
Last night more than 100,000 people attended 3,500 meetings in all 50 states and the District of Columbia to watch a video-cast of Bernie Sanders and to begin to organize his on-the-ground campaign. Some of the meetings in various parts of the country had as many as 200 people in attendance. The meeting I attended in Crown Heights, Brooklyn was attended by 25 people, most in their 20s, with background working for social justice NGOs, in media, and in the arts, as well as a few graduate students.
For this island teetering on bankruptcy, debt renegotiation is imminent—but on whose terms?
The $100 billion BRICS New Development Bank aimed at providing capital to the developing world isn’t a sufficient alternative argues Patrick Bond.
Depuis que la crise systématique de ce capitalisme mondial financiarisé a éclaté en 2008, nous vivons des temps accélérés et convulsés qui permettent à peine de prendre du recul et d’analyser les courants de fond qui traversent ce changement d’époque. Malgré tout, il y a des efforts dans cette direction. Parmi ceux-ci, peut-être que le plus lu dans les milieux de gauche, et même académiques, est celui réalisé depuis un moment par Wolfgang Streeck. Dans l’un de ses articles, portant un titre optimiste (« How will capitalism end ? [1] » [l’un de ses ouvrages est traduit en français sous le titre Du temps acheté]), il souligne trois tendances contemporaines sur lesquelles il n’est pas difficile de tomber d’accord : un déclin persistant du taux de croissance économique ; une augmentation, également constante, de la dette mondiale [2] et, finalement, un approfondissement des inégalités économiques, autant de revenus que de richesses.